samedi 21 avril 2018

Bruxelles, 1940 ^^

Voici un lot de cartes postales de 1940 que j'ai récupéré sur ebay. Il s'agit de cartes postales "souvenir" vendues dans un carnet de 10, qui ont probablement été achetées par un soldat allemand. Ces cartes étaient accompagnées de deux photos, prises le 25 juillet 1940 (la date était inscrite au verso des deux photos en question). Il s'agit bien de photos "de guerre" vu que l'on peut lire "Das Deutsche Soldaten" sur la banderole qui orne la façade de la gare du Nord sur le photo ci-dessous.

Gare du Nord


Les arcades du Cinquantenaire


La colonne du Congrès et le tombeau du soldat inconnu


la place de Brouckère


La Grand Place et le marché aux fleurs


Le Théâtre royal de la Monnaie


Le petit Sablon et l'église Notre-Dame des Victoires


La cathédrale Sts Michel et Gudule


Le Musée du Congo de Tervueren


L'université


La Grand Place


Bon weekend,

Callisto

mercredi 18 avril 2018

Le tramway de Bruxelles à Evere et la Compagnie du Tramway de l'Est de Bruxelles ^^

Bruxelles, 26 avril 1883: la concession de la ligne de tramway à vapeur, qui relie la Place Surlet de Chokier au cimetière de la Ville de Bruxelles, à Evere, par la chaussée de Louvain et l’avenue du Cimetière, est accordée à Pierre Vanden Hoff, par arrêté royal.

La ligne est exploitée dès le 14 juillet 1883. L’inauguration était initialement prévue une semaine plus tôt, mais a dû être reportée pour cause de force majeure. On peut lire le compte rendu de cette inauguration dans le « Journal de Bruxelles » du 15 juillet 1883 : « Samedi a eu lieu l’inauguration du tramway d’Evere. La ligne part de la place Surlet de Chokier et a son terminus à l’entrée même du cimetière communal. La traction se fait par des petites locomotives très bruyantes et fumantes, construites par la firme Krauss à Munich. La voie unique avec évitements est l’œuvre de la société Demerbe et Cie, qui l’a posée et fournie complètement. Deux trains, composés chacun de deux voitures et du moteur, ont conduit les invités à Evere et les en ont ramenés. Deux ou trois déraillements ont retardé quelque peu le retour. Nous attendons de nouvelles expériences pour juger définitivement cette entreprise.


On notera que les voitures stationnent avenue de l’Astronomie, dans l’attente d’un éventuel prolongement vers la place de Louvain, par la rue de la Croix de Fer, et que le tarif est un tarif par section. Le prix du trajet s’élève à 5 centimes par section, en seconde classe, avec un minimum de 10 centimes. Le supplément pour la première classe est de 5 centimes. Comme la ligne ne comporte que 4 sections, le prix maximum d’un voyage est de 20 centimes en second classe et de 25 centimes en première classe. Les départs se font toutes les 20 minutes et la durée du trajet complet est d’environ 30 minutes.
Ticket du tramway de Bruxelles à Evere - La section "chemin de fer de ceinture" correspond à l'actuelle ligne 161 (Nord ou Schaerbeek au Quartier-Léopold). Quant à la section "Tir National", elle correspond à l'actuelle place Dailly. (c) Coll. A. Pastiels


L’année 1884 apporte quelques changements. D’abord au niveau de l’exploitation (les manœuvres continuent à se faire avenue de l’Astronomie, le stationnement a le plus souvent lieu sur les voies courbes de la place Madou, et ensuite au niveau administratif, du fait que Pierre Vanden Hoff, le concessionnaire de la ligne, cède sa concession à la Société anonyme du Tramway de Bruxelles-Evere et extensions. Cette cession est approuvée le 2 août 1884, sous la réserve qu’aucune modification ne soit apportée ni aux dispositions de l'arrêté royal du 26 avril 1883, octroyant la concession de ce tramway, ni aux clauses et conditions du cahier des charges régissant cette concession.

On notera également qu’un accident mortel se produit début décembre 1884. Cet accident est relaté comme suit dans le « Journal de Bruxelles » du 12 décembre: « La locomotive venait d’être détachée de la voiture et on avait mis une cale derrière celle-ci. Le mécanicien, au lieu de pousser la machine en avant pour passer sur une autre voie et venir se placer de l’autre côté de la voiture afin de revenir en ville, fit machine en arrière et donna ainsi un choc assez violent à la voiture. Les roues de celle-ci passèrent au-dessus de la cale et la voiture se mit en mouvement. Un ouvrier, voyant le danger, sauta sur la plate-forme et voulut serrer le frein. C’était là un acte de courage. Seulement, le courage ne va pas toujours de pair avec le sang-froid, et au lieu de serrer le frein, l’ouvrier tourna en sens inverse et le desserra complètement. Puis, il sauta à terre. La voiture était arrivée sur la pente et l’accélération de force vive lui fit bientôt prendre un train d’enfer. Elle roulait comme un tonnerre, et l’agent Hauterive l’eût certainement entendue si, pour comble de malheur, un train de chemin de fer passant en ce moment sur le pont de la chaussée de Louvain n’eût étouffé le bruit. »

La Société anonyme de Bruxelles à Evere et extensions est dissoute dans le courant de l’année 1885. Trois liquidateurs sont nommés et continuent l’exploitation de la ligne, avant de la céder à une nouvelle société portant le nom de « Tramways de l'Est de Bruxelles ».

Divers modèles de tickets des tramways de l'Est de Bruxelles - Sur le premier billet, la section "Avenue de Cortenberg" correspond à l'actuelle avenue Eugène Plasky. (c) Coll. A. Pastiels



La même année, la voie de manoeuvre établie avenue de l'Astronomie est démontée en grande partie et des voies nouvelles sont construites place Madou et avenue des Arts.

L’année 1886 est marquée par les travaux apportés à la ligne du chemin de fer de ceinture (= l'actuelle ligne 161 Nord ou Schaerbeek au Quartier-Léopold), qui empêchent un service régulier, du fait que les voies établies en amont du viaduc de la chaussée de Louvain doivent être démontées et placées à nouveau. Le 9 décembre de la même année, un ouragan d’une violence inouïe passe au-dessus de  Bruxelles et cause des dommages considérables, notamment à deux voitures d’un train de chemin de fer de ceinture, dont la toiture s’envole. Le toit d’une voiture des Tramways de l'Est de Bruxelles est également emporté par le vent.


Dans le courant de l’année 1887, la remise du matériel de la Compagnie, qui se trouvait sur la place Dailly, près des « Cibles Nationales » dans des locaux vieux et inappropriés, est déménagée dans de nouveaux bâtiments à l'angle de la chaussée de Louvain et de l'avenue du Cimetière.

La place Dailly vers 1885. Le Tir National (aussi appelé "Cibles Nationales") est repris en teinte orange,
tandis que la première remise de la Compagnie des Tramways de l'Est de Bruxelles est reprise en teinte rouge.



Un petit mot au sujet des « Cibles Nationales » de la place Dailly. Construit en 1859, le bâtiment est abandonné en 1886 et remplacé, dès 1889, par le Tir National du boulevard Reyers. 

Les Cibles nationales - Gravure publiée en 1872 dans « L’Illustration Européenne »


En vertu d'un arrêté ministériel pris en date du 12 janvier 1889, la traction mécanique est interdite sur la partie de la ligne comprise entre la place Madou et la place Saint-Josse. Le service entre ces deux points est assuré par la Société générale de chemins de fer économiques, concessionnaire d’une ligne de tramway déraillable allant de la Bourse à la place Madou, et dont les voitures descendent jusqu'à la place Saint-Josse, en roulant sur le pavage.

Fin 1889, il est question d’établir une ligne de chemin de fer vicinal de Bruxelles à Sterrebeek par Evere. Le capital nécessaire est de 800.000 francs dont la moitié, soit 400.000 francs, est à souscrire par les communes intéressées et le reste par l’Etat et la province. La Société nationale des chemins de fer vicinaux donne alors son accord de principe pour la reprise du matériel et de la concession de la ligne du tramway de Bruxelles à Evere.

Le projet prévoit que le tracé de la voie soit modifié entre la place Saint-Josse et la place Dailly. La ligne parcourrait la rue Willems, la rue de Gravelines et la rue de Pavie, où elle reprendrait la chaussée de Louvain. La partie de la ligne sur la chaussée de Louvain où l’exploitation offre le plus de danger, c’est-à-dire de la place Saint-Josse à la rue de Pavie, serait ainsi supprimée. Le projet prévoit également que l’écartement de la voie actuelle, 1m435, soit ramené à l’écartement métrique en vigueur aux chemins de fer vicinaux, ce qui permet de relier les lignes d’Evere, de Haecht et de Boitsfort.

Le nouveau chemin de fer projeté de Bruxelles à Sterrebeek est présenté comme une source de profit sérieux : bien que le tramway d’Evere, en exploitation depuis 76 mois, a traversé des périodes de crise, sa recette moyenne n’a jamais été au-dessous de 6.000 francs par an et par kilomètre. Or, pour assurer le paiement des annuités du capital de 800.000 francs nécessaire pour établir la ligne entre Bruxelles et Sterrebeek, une recette moyenne de 6.120 francs par an et par kilomètre est considérée comme suffisante.

Les négociations entre la Société nationale des Chemins de fer Vicinaux et la Société des Tramways de l'Est de Bruxelles pour la reprise de cette ligne en vertu de l’établissement d’un chemin de fer vicinal allant de Bruxelles à Sterrebeek sont entamées fin décembre 1889.


Par arrêté royal du 30 juin 1890, la section de la ligne de tramway de Bruxelles à Evere comprise entre la place Madou et la place Saint-Josse est distraite de la concession. Pour rappel, la traction mécanique était déjà interdite sur ce tronçon de ligne depuis l’arrêté ministériel du 12 janvier 1889. Les rails sont enlevés et remplacés par ceux de la Société générale de chemins de fer économiques, qu'un arrêté royal également pris le 30 juin 1890 a déclaré concessionnaire du prolongement de la ligne de tramway déraillable Bourse-place Madou jusqu'à la place Saint-Josse.

Le tramway déraillable Bourse - Place St Josse, ici sur la chaussée de Louvain. La Société Générale des Chemins de fer économique attelait certaines de ses voitures à l’aide d’un attelage d'évêque. Il s’agit d’un attelage de trois chevaux côte à côte. Le cheval du milieu (limonier) est placé dans une limonière qui remplace le timon. Les chevaux latéraux sont appelés bricoliers. L'expérience a montré autrefois que trois chevaux attelés en évêque fournissaient le même travail que quatre chevaux attelés deux par deux. On peut donc supposer que les 3 chevaux étaient utilisés tout au long du trajet, car il n’est pas possible de ne faire travailler que deux chevaux avec une limonière. (c) Coll. Mupdofer


Le 6 octobre 1890, les actionnaires de la Société Anonyme des Tramways de l’Est de Bruxelles se réunissent en assemblée générale et extraordinaire, à 10 heures, au dépôt de la société, chaussée de Louvain 25 à Evere. L’ordre du jour prévoit la reprise de la concession et du matériel servant à l’exploitation par la SNCV, ainsi que la nomination de liquidateurs.

Il faut attendre l’arrêté royal du 17 février 1891 pour que le gouvernement autorise la cession de la concession à la SNCV, et le 15 mai pour que l’adjudication des travaux sur la section « rue Willems – rue des Eburons  - rue de Gravelines – rue de Pavie » ait lieu. Les travaux commencent le 2 juillet 1891, et l'exploitation de la partie achevée de la ligne est confiée le 19 juillet 1891, à la Société Bruxelles-lxelles-Boendael. Le 9 août 1891, la section allant jusqu'au cimetière de la Ville de Bruxelles, à Evere, est livrée à l'exploitation.


Un petit mot sur le matériel roulant de la société des Tramways de l’Est de Bruxelles. Il comportait 6 locomotives Krauss de 1883 (numérotées de 1 à 6), ainsi que deux locomotives Cockerill construites en 1889 et 1890. Ces deux dernières locomotives portaient les numéros 7 et 8. La société possédait également 10 voitures fermées et 8 voitures ouvertes.

Le matériel roulant est peint en vert olive, avec filets rouges. Un grand numéro, avec l’inscription « Bruxelles à Evere » puis, plus tard, « Tramways de l’Est de Bruxelles », figurent en blanc ombré de rouge sur chacune des deux parties des garde-corps des voitures. Les côtés sont privés de toute mention, et l’itinéraire n’est pas indiqué.

La locomotive Cockerill 1625, l'ancienne locomotive n°8 de la société des Tramways de l'Est de Bruxelles, vient d’être (re)découverte en Angleterre. Après avoir été rachetée par le SNCV, elle est vendue à Vieille Montagne toujours avec le n° 8 et baptisée "Lucie". Elle s'est également retrouvée à la sucrerie de Silly, puis, vers 1977 elle est acquise par Charles Focquet & Cie (Vilvoorde). En 1987 elle est achetée par Dorothea Restaurations, Whaley Bridge. Elle se retrouve ensuite dans un petit réseau à Leeds à partir de l’an 2000, puis est rachetée en septembre 2017 par le North Yorshire Moors Railway (UK).

"Lucie", la locomotive Cockerill 1625 - (c) North Yorkshire Moors Railway


samedi 14 avril 2018

"La Mode du Petit Journal", 14 avril 1907 ^^

Au sommaire de ce numéro de "La Mode du Petit Journal" paru le 14 avril 1907, vous trouverez de nombreuses gravures de robes et de toilettes, des motifs de broderie, ainsi qu'un schéma de patron pour un "pantalon pour dame".

Bonne lecture,

Callisto












mercredi 11 avril 2018

L'Europe en anciennes cartes postales: voyage en France, en cartes postales des années 20 et des années 50 ^^

Notre voyage en anciennes cartes nous emmène en France, à la découverte de Lisieux, Lourdes et Paris.

Bonne vision ^^


Le château de Compiègne


La Basilique de Lisieux


Cette carte a voyagé en 1923


Cette carte a voyagé en 1927


Cette carte a voyagé en 1927




Cette carte a voyagé en 1926


Paris, la Basilique du Sacré-Coeur


Paris, la Conciergerie


Nice, la promenade des Anglais. Cette carte a voyagé le 20 avril 1956

samedi 7 avril 2018

"La Mode du Petit Journal", 7 avril 1907 ^^

Au sommaire de ce numéro de "La Mode du Petit Journal" paru le 7 avril 1907, vous trouverez de nombreuses gravures de robes, de toilettes et de blouses d'été, ainsi qu'un schéma de patron pour réaliser une robe d'intérieur.

Pensez à jeter un oeil aux très nombreux "objets-prime" présentés page 7: il y a un écran, une poupée, des corsets, des jupons et un dé à coudre en argent dans son écrin. J'adore!

Bonne lecture,

Callisto














mercredi 4 avril 2018

L'Europe en anciennes cartes postales: des cartes pieuses des années 20 ^^

Juste après Pâques, nous restons dans le thème des cartes postales religieuses avec une série de cartes pieuses. La plupart d'entre-elles représentent la Vierge Marie. Comme ces cartes étaient intercalées dans un lot de cartes postales des années 20, je présume qu'elles datent de la même époque.

Bonne vision ^^